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Géographie
Latitude
Longitude
43° 45′ 49′ Nord
       
6° 11′ 02′ Est / 43.763611, 6.183889
 
Type artificiel
Origine barrage de Sainte-Croix
mis en service en
1974
Superficie 22 km²
Altitude 477 m
Profondeur 93 m
Volume 760 millions de m³
Hydrographie
Bassin versant 1 591 km²
Alimentation le Verdon
Émissaire(s) le Verdon
Divers
Commentaire troisième de France métropolitaine par sa superficie
  Géolocalisation sur la carte : France
France location map-Regions and departements.svg
Lac de Sainte-Croix

Le lac de Sainte-Croix est une retenue artificielle, mise en eau en 1973, suite à

la construction du barrage de Sainte-Croix, sur le cours du Verdon. Il est situé entre

les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, au pied des

gorges du Verdon, du Plan de Canjuers et du plateau de Valensole, haut lieu

de la culture du lavandin.

Géographie

Cette retenue est la troisième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2 200 ha)

après le lac du Der-Chantecoq et le lac de Serre-Ponçon. Le lac est devenu un centre de

tourisme estival ; il est très fréquenté pour les loisirs aquatiques.

La navigation des bateaux à moteur à essence est interdite. Seul les moteurs électriques et

les voiles sont autorisés. On y rencontre beaucoup de pédalos et de barques diverses de

juin à septembre. Ce lac artificiel est également utilisé pour les écopages des Canadairs

lors des incendies dans la région.

Trois villages se trouvent le long de ses berges :

 

 

Le lac de Sainte-Croix, vu depuis le Grand Margès (au-dessus d'Aiguines. Au premier plan,

le nouveau village des Salles-sur-Verdon. Au fond à gauche, le nouveau Pont de Baudinard

et le barrage Sainte-Croix. En face, le plateau de Valensole.

                                                                                                                                                                    

 

Le lac de Sainte-Croix, au premier plan, le château d'Aiguines

Histoire

Le projet consistant à noyer la vallée des Salles pour réaliser un lac ne date pas d'hier.

En 1908, c’est à dos d’âne que Georges Clemenceau, alors Président du Conseil,

entreprit une randonnée sur tout le cours du Verdon entre Fontaine L’Evêque et le lac

d’Allos : on envisageait déjà à l'époque l’aménagement du Verdon, et la construction

de barrages à certains endroits stratégiques de son cours[1].

Le projet fut mis en sommeil à cause des aléas de l'Histoire, sans être totalement

abandonné. Entre les deux guerres, c'est la Société Schneider qui était en charge

de la construction du barrage, lequel resta à l'état de projet[2].

Les événements se bousculèrent à partir de 1962[3].

Le projet retenu consistait à réaliser un "grand lac" jusqu'à la côte 500. Celui-ci

devait noyer, outre Les Salles-sur-Verdon situé au fond de la vallée, le village de

Bauduen, alors que Sainte-Croix-du-Verdon devenait inhabitable[4].

Du fait de la présence de la résurgence vauclusienne de Fontaine L'Evêque[5] un

risque existait de voir ce "grand lac" se vidanger par un effet de siphon. De plus,

la détermination des expropriés des trois villages les plus concernés par le projet

ne faiblissait pas[6]. Fin 1968, la côte retenue pour le futur lac fut abaissée à 482.

Les villages de Sainte-Croix et Bauduen étaient sauvés, Les-Salles-sur-Verdon

était le seul village condamné par la mise en eau du futur lac[7].

La première mise en eau du barrage eu lieu en août 1973[8], et la mise en eau

définitive le 15 novembre 1973[9].

Lac de Sainte-Croix