Accueil                Le Fort de Brégançon   

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      En Savoir Plus ;

      Elysée                  Wikipédia                 Bornes les Mimosas*

 

 

Résidence officielle des présidents de la République française depuis 1968,

Le Fort de Brégançon, perché sur un îlot rocheux, est situé sur la commune de Bormes-les-Mimosas, dans le Var. Aménagé en résidence, il est relié à la côte par une jetée, et offre ainsi une vue dégagée sur les rades de Hyères et de Toulon  où s'étire inlassablement vers la mer la Route des Vins avec ses domaines prestigieux - le Fort de Brégançon côtoie les propriétés des familles royales du Luxembourg et de Belgique. Ce site hors du commun présente un passé riche en rebondissements. Rocher refuge abrité du vent d'est et piton d'observation de la rade des Iles d'Hyères, tour à tour repaire de soudards ou château fort pour la Reine Jeanne et Bonaparte, tantôt assiégé, désarmé, détruit et reconstruit, Brégançon a subi les caprices de ses occupants plus qu'il n'a pesé sur le cours de l'histoire.
Objet autrefois de toutes les convoitises, l'îlot impose aujourd'hui la beauté de son site et accroît son prestige, quand flotte, le pavillon marquant la présence du couple présidentiel. Cet îlot haut de 35 mètres aurait été conquis par les grecs 400 ans avant JC . C'était un comptoir qui servait de relais pour le commerce et le cabotage avec les Ligures qui peuplaient à l'époque la région. En effet, les Bormani d'origine celte ligure sont la 1ère peuplade à s'être installée ici en bord de littoral.
Pergantium était le 1er nom du site. Il deviendra par la suite Briganconia avant de devenir Brégançon qui signifie haut et élevé.
La prospérité de l'îlot de Brégançon était due à sa situation abritée du vent d'Est, qui était le plus à craindre car générateur de grande houle. C'était donc un lieu de repli et un abri pour de nombreux bateaux.
Le rocher va devenir ensuite une place forte et un refuge précieux pour la population de Bormes. Un fort y sera construit au 11ème siècle, qui après avoir été un inquiétant repaire de pirates, deviendra propriété des seigneurs de Bormes, vicomte de Marseille. Charles d'Anjou, frère de Saint Louis obtint des marseillais Brégançon lorsqu'il bénéficia du Comté de Provence de part son mariage en 1257.
La reine Jeanne, dite Jeanne la 1ère, arrière petite fille de Charles d'Anjou fuyant les troupes de ses Etats de Naples et de Sicile viendra s'y réfugier. Elle y restera 7 mois.
Il faudra attendre 1483 pour que Brégançon soit rattaché au Royaume de France. Ce n'est en effet qu'en 1480 que Charles d'Anjou, dernier souverain de Provence lègue en mourant le Comté de Provence à Louis XI, roi de France.
Pendant la Révolution, le domaine de Brégançon fut saccagé, mais le fort doté d'une artillerie puissante restera intact
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Séparé du domaine de Brégançon dès 1786, le Fort resta la propriété de l'Etat qui le loua à différents particuliers.
En 1793, Napoléon Bonaparte, en garnison à Toulon et alors capitaine d'artillerie chargé de réarmer les côtes françaises, restaure ses défenses en vue de protéger les rades de Toulon et de Hyères.
Pendant la guerre de 1914-18, l'ilôt est occupé par un détachement de l'armée.
En 1919, il est déclassé puis classé site pittoresque le 24 décembre 1924.
L'Etat repris possession intégrale du Fort en 1963.
Le 25 août 1964, le Général de Gaulle venu présider les cérémonies du 20ème anniversaire du débarquement allié, vint coucher à Brégançon, hâtivement aménagé pour la circonstance. René Georges Laurin, à l'époque député, réussi à faire classer Brégançon en résidence présidentielle. Et c'est ainsi que par l'arrêté du 5 janvier 1968, le fort fut ainsi institué Résidence officielle du Président de la République.
Pierre-Jean Guth, architecte de la marine nationale, grand prix de Rome, transforma le fort en une résidence d'été agréable tout en respectant ce qui restait de la vieille forteresse.

Les Présidents à Brégançon

Venu présider les cérémonies du 20e anniversaire du Débarquement allié en Provence, le Général de Gaulle fut le premier à dormir dans le Fort de Brégançon, le 25 août 1964. Hâtivement aménagé pour la circonstance, le fort n'était pas encore à l'époque le lieu de villégiature officielle des Présidents français. Même s'il y passe une mauvaise nuit et jure qu'il n'y remettra plus jamais les pieds, il ne manque pas de saluer la noblesse de ce site accueillant.

Le Président Georges Pompidou et son épouse y séjournèrent à plusieurs reprises, en août 1969 et durant les étés 1970 et 1971 notamment. Ils furent donc les premiers locataires du fort. S'y sentant à l'aise, Claude Pompidou y fait installer de nouvelles décorations : fauteuils modernes, sculptures...

Le Président Valéry Giscard d'Estaing s'y rendait régulièrement avec son épouse : une semaine pendant l'été, deux jours à la Pentecôte et un week-end l'hiver. Le 26 février 1978, il y donna une interview télévisée à l'approche des élections législatives.

Le Président François Mitterrand, bien que peu amateur de l'endroit, auquel il préférait sa maison des Landes, y reçut le chancelier allemand Helmut Kohl le 24 août 1985. Il s'y rendit également lorsque Jacques Chirac fût nommé Premier ministre, mais s'y montra plus enclin à inviter les journalistes à prendre un verre dans la petite maison du Fort qu'à répondre à leurs questions sur les manifestations de l'époque.

Le Président Jacques Chirac et son épouse allaient régulièrement à Brégançon, durant l'été et lors des vacances de Pâques. Pourtant, ils ne s'y sentaint pas très à l'aise, "privés de liberté", tout comme dans un hôtel.

Nicolas Sarkozy s'est rendu à 4 reprises dans le fort, toujours avec sa première épouse Cécilia. La première fois, le 18 mai 2007, deux jours après son investiture à la tête de l'Etat. Depuis quelque temps, il semble préférer séjourner dans la résidence familiale de sa nouvelle femme, Carla Bruni-Sarkozy, à quelques kilomètres de Brégançon

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Fort Brégançon